Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés

Projection-débat

Dans le sillage de Rêver sous le capitalisme, Barricade vous propose de redécouvrir un précédent documentaire de Sophie Bruneau (et Marc-Antoine Roudil), qui avait marqué les esprits lors de sa sortie en 2005 : Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés.

Le titre est emprunté à la fable Les Animaux malades de la peste de Lafontaine. Cette peste nouvelle dont le film scrute les ravages, c’est la souffrance créée par l’organisation contemporaine du travail, déconstruite et dénoncée à l’écran par le psychiatre Christophe Dejours.

Avec pudeur et discrétion, la réalisatrice accompagne une psychologue et deux médecins, recevant en consultation des travailleurs.euses « malades de leur travail » et acceptant la présence de la caméra.
On ne sort pas indemne d’un tel film, en particulier des moments lumineux où une personne en souffrance s’aperçoit que ce n’est pas elle qui dysfonctionne, mais le système qu’elle s’est échinée à servir.

Projection-débat en présence de la réalisatrice Sophie Bruneau. Durée du film : 75’.

Thème: 
Divers