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Un pauvre c’est comme un compte en banque, ça se gère.

Conférence gesticulée

À l’intersection entre le théâtre et la conférence, entre le "savoir chaud" (le vécu) et le "savoir froid" (la connaissance), le gesticulant Thierry Barez nous livre une heure de réflexions et de rires sur le mythe solide de la méritocratie ("Quand on veut, on peut !"). Ce mythe est un élément essentiel pour assurer la reproduction des inégalités.

J’ai jamais été un mauvais, j’ai jamais été un bon, j’ai toujours été un moyen.
Le pire avec le moyen c’est qu’il pense qu’il a ce qu’il mérite. Que les sommets sont atteints par ceux qui le veulent vraiment. Une personne moyenne ça va à l’usine ou ailleurs, du moment qu’elle ne fasse pas trop de bruit.

En dessous de la personne moyenne, il y a la personne précarisée, chômeuse, pauvre. Le problème avec les pauvres, c’est qu’il faut les contrôler, les activer. En deux mots, les gérer.
C’est même un des principes essentiels d’une société capitaliste. Mais pour ça il va falloir les empêcher de tourner en rond (sic), il faudra les diviser, les angoisser, sans oublier de les reproduire à l’école…

Thierry Barez, animateur en éducation populaire

Entrée au chapeau (prix libre) dans la limite de l'espace disponible.

Thème: 
Divers