Le 8 mars - Journée de « La Femme » ? Journée de transmission ?

Une analyse de Nicole Van Enis - 2017

L’impérieuse nécessité de la transmission nous conduit à préciser les mots, les expressions pour que ne soient pas affadies les journées commémoratives de luttes. S’il est essentiel de conter des expériences, de « faire des histoires » comme l’écrivaient Isabelle Stengers et Vinciane Despret dans leur ouvrage Les Faiseuses d’histoires, c’est que toute lutte s’inscrit dans une histoire, que cela permet de continuer à penser et à créer. L’oublier c’est risquer que demain tout redevienne comme avant. Non, le 8 mars n’est pas la journée de « La Faaame », journée pour mettre à l’honneur un soi-disant idéal féminin, femme éternelle et éternellement enfermée dans de supposées qualités et goûts. Enfermée dans des stéréotypes tels que celui de l’amour des fleurs, des parfums, des petits cœurs, des pralines et du ménage aussi bien sûr, cadeaux de circonstance obligés… La journée du 8 mars n’a donc rien à voir avec « l’éternel féminin » car précisément il faut que ça change !

 

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Thème: 
Féminisme