Pratiques sociales et genre - Questionner les évidences

Une analyse de Nicole Van Enis - avril 2020

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Depuis les années 1970, au sein des sphères privée et professionnelle, les femmes et les hommes ont conquis de nouveaux droits et de nouvelles libertés. Ces évolutions majeures masquent toutefois des inégalités touchant le plus souvent les femmes : par exemple, les inégalités dans le travail, notamment salariales, dans la conciliation vie privée-vie professionnelle, cette dernière indiquant la persistance d’une vision sexuée des rôles parentaux.
Comment les travailleur·euse·s sociaux souvent en première ligne, abordent-t-illes ces inégalités qui apparaissent dans la réalité quotidienne : la précarité qui touche le plus souvent les femmes, leur charge mentale et plus particulièrement lorsqu’il s’agit de familles monoparentales, les violences conjugales, les violences culturelles… Comment le travail social est-il influencé par le fait que les travailleuses et travailleurs sont eux-mêmes des femmes ou des hommes ? Les politiques sociales ont-elles un genre ? Autant de questions dont traite la formation dont nous allons parler, jouant ainsi un rôle important dans la prise de conscience des inégalités de genre et de leur reproduction sociale et culturelle.

Nous avons rencontré Louise Warin, enseignante dans la catégorie sociale de la Haute École Libre Mosane (HELMo), plus précisément à l’ESAS à Liège. Elle enseigne également au master en ingénierie et action sociales dans la même institution. Avec elle, nous tenterons de comprendre les enjeux de la formation aux dimensions du genre dans le cursus de ses étudiant·e·s.

Cette démarche d’une enseignante, pionnière en la matière en proposant ce type de cours, est une précieuse contribution à la lutte des femmes pour plus d’égalité. Elle montre qu’il est possible d’investir tous les lieux, toutes les situations, toutes les professions avec un regard « genre », d’ouvrir des perspectives à tous les professionnels, chacun·e dans son secteur.

Thème: 
Féminisme