La Wallonie et l’extrême droite – Histoire d’un rendez-vous manqué.

Une analyse d'Olivier starquit

Lors des élections fédérales, régionales et européennes de ce 26 mai 2019, le paysage politique belge a connu une évolution disparate. Alors qu’au nord du pays le grand vainqueur était le Vlaams Belang (VB, ex-Vlaams Blok), qui glanait pas moins de 15 sièges au Parlement fédéral, pour arriver à un total de 18, la Belgique francophone n’a pour sa part constaté l’arrivée au Parlement d’aucun représentant d’extrême droite. Même si les différentes listes d’extrême droite ont récolté des voix (18 022 Wallons ont voté pour le Vlaams Belang), aucun de leurs représentants ne siégera aux parlements wallon ou bruxellois. De même, tandis qu’en France, le résultat des élections européennes voit le Rassemblement national devenir le premier parti, la Belgique francophone n’envoie aucun député d’extrême droite au Parlement européen. Comment expliquer cette différence majeure ? La Belgique francophone et la Wallonie bénéficieraient-elles d’un microclimat peu propice aux partis d’extrême droite ? Tentons d’analyser ce phénomène.

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Divers