à leurs corps defendant - violences des politiques migratoires

Salon d’écoute et échanges en présence des réalisatrices du documentaire audio : Pauline Fonsny et Anaïs Carton

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Le 22 septembre 1998, Semira Adamu, jeune nigériane enfermée au centre fermé 127 bis, meurt étouffée sous le coussin qu'appliquent sur son visage deux policiers alors qu'elle résiste à son expulsion, à Zaventem.

23 ans plus tard, les politiques migratoires belge et européenne maintiennent leur logique de durcissement, les Etats se replient sur eux-mêmes, enrayant la liberté de celles et ceux qui tentent de (re)construire une vie en Europe.
De la récente grève de la faim des « sans-papiers » à la lâche frilosité des gouvernements quant à l’accueil des réfugié·es afghan·es, l’actualité regorge d’exemples qui illustrent la peur, le rejet voire la haine des personnes en exil - sentiments largement nourris et confortés par les politiques migratoires déshumanisées en vigueur.

Face au système de répression que constituent, parmi d'autres, les centres fermés, des personnes dites « sans-papiers » s’organisent et résistent, depuis les centres ou en dehors. Semira Adamu était l'une d'elles.

Le 21 septembre, Barricade vous propose l’écoute du documentaire À leurs corps défendant qui donne la parole à trois personnes privées de liberté, par des murs ou des frontières.

Cette écoute sera suivie d’une discussion avec les réalisatrices Pauline Fonsny et Anaïs Carton qui travaillent, notamment, sur la question des femmes en centres fermés ; l’occasion de faire le lien entre la résistance de Semira Adamu et la condition actuelle des femmes dans ces prisons qui ne disent pas leur nom.

En partenariat avec l'ACSR.


A leurs corps défendant

[Synopsis] : Vivre sans papiers, c’est toujours risquer d’être arrêté·e, enfermé·e, expulsé·e du territoire où l’on cherche l’hospitalité. Trois personnes désignées comme « illégales » à un moment de leur parcours témoignent de leur vie emmurée par l’Europe. Souhail, Rabia et Mado racontent la violence des politiques migratoires belges. L’un, depuis l’intérieur du centre fermé, évoque les violences physiques et psychologiques. L’autre, depuis l’extérieur, relate l’angoisse du risque quotidien de l’arrestation. Et la dernière, à la suite de sa « libération », raconte la peur, la colère et l’espoir. 

Réalisation, prise de son et montage : Pauline Fonsny et Anaïs Carton

Mardi 21 septembre à 19h
Barricade – Rue Pierreuse 21 – 4000 Liège
Réservation indispensable auprès de : florenceatbarricade.be

Thème: 
Divers