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Barèmes à l’ancienneté - Un modèle à revoir ?

Une analyse de Catherine Stevens - 2015

« Les associations [d’Éducation permanente] jouent un rôle essentiel dans l’accès à la citoyenneté de nombreux publics (…) Il s’agit d’un pilier essentiel qui favorise l’analyse critique de la société et l’adoption d’initiatives démocratiques citoyennes. » « Actuellement, quelque 280 asbl sont reconnues dans le cadre du décret Éducation permanente de 2003, et occupent environ 2 300 travailleurs équivalent temps plein. » Ces organisations sont financées par le budget alloué au secteur du non marchand de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le 18 décembre 2014, la députée Hélène Ryckmans (écolo) interpellait la ministre de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Joëlle Milquet, à propos de l’inquiétude du secteur de l’Éducation permanente quant à son financement et donc quant à l’emploi. Cette inquiétude repose, notamment, sur l’accroissement des montants salariaux auxquels font face les associations et qui représentent 80 % du budget moyen des associations d’Éducation permanente. En raison d’un subventionnement déjà réduit, et aussi de ce mécanisme que l’on croit avoir toujours connu, l’ancienneté, l’avenir de nombres d’associations est pour le moins sombre. Le montant salarial global augmente, notamment pour les équipes de salariés stables, au contraire des subsides forfaitaires prévus par le décret Éducation permanente qui, eux, n’évoluent pas ; nul besoin d’être mathématicien pour prévoir l’étranglement budgétaire qui s’annonce.

Vu l’aspect critique de la situation, la course aux solutions s’accélère, et les méninges tournent à plein régime. Mais il n’en résulte que des solutions provisoires, des rentrées ponctuelles dans le meilleur des cas.

Y a-t-il des solutions structurelles ? La réponse à cette question est avant tout politique. Il s’agit de choix et de priorités. Subventionner de manière appropriée un secteur d’une telle importance, aussi bien qualitative – il s’agit de citoyenneté – que quantitative – le nombre d’emplois – nous semble tout sauf secondaire. Mais la route et la discussion promettent d’être animées, si toutefois elles voient le jour…
à défaut d’espérer à court terme une réponse adéquate des pouvoirs subsidiants, que reste-t-il ? Se tourner vers soi, et envisager des techniques ou des bricolages forcément douloureux. Dans ce cadre étroit, il est opportun de réfléchir au mécanisme de l’ancienneté lui-même d’autant plus à l’heure où le gouvernement fédéral souhaite lui substituer la notion de mérite pour déterminer les salaires.

Finalement, d’où vient ce mécanisme ? En quoi consiste-il ? Faut-il et est-il approprié de le remettre en question ?

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Divers